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Retour sur la 5ème édition du LEAN TOUR - #ParolesDuLT

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La cinquième édition du LEAN TOUR – conférence annuelle sur la stratégie LEAN organisée par le Relais Lean Centre, s’est déroulée le 8 novembre dernier à Tours.

Plus de 200 personnes, des entrepreneurs représentant près de 60 entreprises mais aussi des étudiants, ont participé à ce grand rassemblement visant à favoriser le retour d’expériences et l’échange de dirigeants qui ont intégré la technologie LEAN dans leur mode de production et d’organisation.

L’occasion de mettre en avant les cas pratiques de plusieurs entreprises du réseau Lean, de souligner leurs réussites et leurs difficultés et d’ouvrir le débat sur une matière qui n’en finit pas d’être précisée et étoffée.

 

Qu'est-ce que le Lean ?

Inspirée du modèle de management développé par Toyota, le mouvement LEAN est présent en France depuis les années 80 et convainc de plus en plus d’adeptes, aussi bien parmi de grandes entreprises comme Thales que de PME.


Derrière un vocabulaire japonisant bien spécifique qui peut surprendre de prime abord (carte Kanban, maitre Sensei, Gemba, Kaizen, Heijunka board...), le LEAN promeut la bonne affectation des biens et des hommes au sein de l’entreprise basée sur une dynamique d’amélioration continue. L’objectif est en effet de permettre une meilleure productivité et une réduction du gaspillage, tout en favorisant le travail en équipe et l’apprentissage de chacun.


Comment le Lean est-il mis en place dans les entreprises ?

Il s’appuie sur des principes simples de bonne gestion et d’entraide, comme par exemple le management par le terrain (« gemba »), soit la nécessité pour les dirigeants de passer du temps dans les ateliers afin de voir l’impact de leurs décisions sur les employés et sur les produits, ou encore le flux tiré lissé, c’est à dire l’instauration d’une production pièce à pièce afin que chaque atelier soit indépendant.

 

C’est cette pratique qui est mise en œuvre depuis deux ans par l’entreprise AEML, une coopérative participative spécialisée en tôlerie industrielle implantée dans le Loiret. Pour le PDG, Guillaume Letourneur, les changements opérés ont permis de mieux anticiper la production, de mieux gérer les stocks et de réduire le gaspillage de manutention.


L’entreprise Hutchinson, fournisseur de produits en caoutchouc qui déploie 7 sites en Région Centre-Val de Loire, a quant à elle mis en place une démarche Kaizen en six points dans son usine de Joué-les-Tours. Les chantiers menés, 22 ouverts dont 13 finalisés, ont déjà permis de faire ressortir les problèmes de fiabilité et de sécurité (notamment concernant l’ergonomie) afin d’améliorer le quotidien du personnel.

 

Le Lean est une démarche qui demande du temps et de l'implication pour opérer un réel changement

Toutes les entreprises présentes mettent en avant les résultats probants de la stratégie LEAN au sein de leur structure : amélioration du taux de ponctualité, diminution du taux de retour clients, diminution des stocks, engagement des employés à la hausse…

Pour autant, elles insistent également sur les exigences de cette démarche, qui demande du temps et l’implication de tous les membres de la structure, du PDG au technicien, afin d’opérer un réel changement de culture. La mise en place de mesures concrètes et la formation continue des personnes sont des éléments essentiels à la réussite du projet.

 

Le Lean est une des pistes préconisées pour améliorer la compétitivité des entreprises de toutes tailles et activités

Fort de ces exemples de bonnes pratiques réussies, le LEAN apparaît pour beaucoup comme une des pistes préconisées pour améliorer la compétitivité de l’industrie à l’avenir. D’autant plus que, pour Norbert Dubost, VP Operations & Industrie au sein d’une filiale du groupe Thales (Thales Microwave & Imaging Sub-Systems), cette technologie peut s’appliquer à toutes les entreprises, quelque soit leur taille ou leur domaine d’activité.

 

Au terme de cette journée, le LEAN semble en tout état de cause avoir conquis de nouveaux adeptes et renforcé l’adhésion des initiés. « J’ai commencé le LEAN à 50 ans, mon regret, c’est de n’avoir pas commencé à 25. », a d’ailleurs conclu Norbert Dubost.

Sophie Litzelmann - Journaliste indépendante